Préserver notre agriculture, c’est préserver notre liberté de choix !

Communiqué de presse

Communiqué de presse du comité pour le « non » à l’initiative sur l’alimentation du 18 août 2026

À quelques semaines de la votation fédérale du 27 septembre, les milieux agricoles, politiques et alimentaires vaudois et fribourgeois lancent officiellement leur campagne contre l’initiative populaire « Pour une alimentation sûre – grâce au renforcement de la production indigène durable, à davantage de denrées alimentaires végétales et à une eau potable propre (initiative sur l’alimentation) ». Rejeté par le Conseil fédéral et à l’unanimité par le Parlement, le texte est jugé contraire aux intérêts de l’agriculture suisse, des filières alimentaires ainsi que des consommatrices et consommateurs.

Le 27 septembre prochain, le peuple suisse sera appelé à se prononcer sur une initiative populaire qui entend inscrire dans la Constitution fédérale de nouvelles orientations en matière de politique alimentaire. Si les objectifs affichés de durabilité et de sécurité alimentaire sont largement partagés, les organisations réunies au sein de l’alliance contre l’initiative sur l’alimentation estiment que les moyens proposés conduiraient à des effets contraires à ceux recherchés.

Aux côtés de l’Union suisse des paysans, d’AGORA et des autres chambres cantonales d’agriculture, Prométerre et AGRI Fribourg lancent ainsi la campagne du NON en Suisse romande. Celle-ci rassemble des représentantes et représentants du monde agricole, des milieux politiques ainsi que des acteurs des filières alimentaires, convaincus que cette votation dépasse largement le seul cadre de l’agriculture et concerne l’ensemble de la société.

Une agriculture diversifiée, garante de notre sécurité alimentaire

L’agriculture suisse s’est construite sur la complémentarité entre productions végétales et animales. Cette diversité permet de valoriser l’ensemble des ressources disponibles, notamment les vastes surfaces herbagères qui ne se prêtent pas à la production directe des denrées destinées à l’alimentation humaine. Il s’agit d’une interdépendance qui constitue également un pilier essentiel des exploitations de montagne et contribue à l’entretien des paysages, à la vitalité des régions rurales et à la préservation de la biodiversité.

En privilégiant un modèle alimentaire davantage centré sur les productions végétales et en fixant un objectif de 70 % d’auto-approvisionnement, l’initiative remettrait en cause cet équilibre. Selon les organisations opposées au texte, ces orientations entraîneraient une diminution de certaines productions agricoles suisses, alors même que la demande alimentaire demeurerait inchangée. La conséquence serait un recours accru aux importations, en contradiction avec l’objectif annoncé de renforcer la sécurité alimentaire du pays.

Défendre les filières alimentaires et la liberté de choix

Les conséquences de cette initiative ne se limiteraient pas aux exploitations agricoles. L’ensemble des entreprises qui transforment, commercialisent ou valorisent les produits suisses serait concerné, notamment l’artisanat boucher, la restauration, la transformation, les commerces de proximité et de nombreuses PME régionales, qui dépendent d’une production indigène forte et diversifiée.

Au-delà des enjeux économiques, les opposants défendent également la liberté de choix : liberté des consommatrices et consommateurs de composer leur alimentation selon leurs préférences, mais aussi liberté des familles paysannes d’adapter leurs productions aux réalités de leur exploitation et aux attentes du marché. Pour l’alliance, la transition vers une agriculture toujours plus durable doit continuer à s’appuyer sur l’innovation, les progrès techniques et le dialogue avec les professionnels, plutôt que sur des prescriptions constitutionnelles imposant un modèle alimentaire unique.

Le rejet unanime de l’initiative par le Parlement suisse, sur recommandation du Conseil fédéral, illustre d’ailleurs les nombreuses réserves qu’elle suscite bien au-delà des milieux agricoles.

Une campagne fondée sur le dialogue

Au cours des prochaines semaines, l’alliance ira à la rencontre de la population afin d’encourager un débat ouvert et fondé sur les réalités du terrain. Aux côtés des représentantes et représentants des milieux agricoles, de nombreux acteurs des filières alimentaires se mobiliseront pour expliquer les enjeux de cette votation et répondre aux questions des citoyennes et citoyens.

Cette campagne entend favoriser le dialogue entre le monde agricole et la population : au-delà des messages de campagne, l’objectif est de permettre à chacune et chacun de mieux comprendre les réalités de l’agriculture suisse, les spécificités de son modèle de production et les conséquences concrètes que pourrait avoir cette initiative sur notre alimentation.

Une action grand public sera organisée le mercredi 26 août dès 16h, à la place de la Navigation à Lausanne. Autour d’une distribution de Saucissons vaudois IGP, des personnes représentantes de l’alliance échangeront avec la population et renseigneront sur l’initiative et ses implications. Cette première rencontre marquera le lancement d’une série d’actions de proximité, de présences sur le terrain, d’interventions médiatiques et de publications destinées à nourrir le dialogue avec la population jusqu’au scrutin du 27 septembre.

En parallèle, une action grand public similaire aura lieu dans le canton de Fribourg. Elle se tiendra le mercredi 26 août 2026, de 17 h 00 à 19 h 30, sur la place Georges-Python, au cœur de la ville de Fribourg. Déclinaison fribourgeoise de la journée nationale du « dernier cervelas », lancée par l'Union suisse des paysans, cette grillade ville-campagne se déroulera sous le slogan « La campagne invite la ville autour d'une grillade ». Des cervelas seront offerts à la population afin de favoriser les échanges entre citoyennes et citoyens, représentants du monde agricole et responsables politiques. Cette rencontre inaugurera également une série d'actions de proximité, de présences sur le terrain, d'interventions médiatiques et de publications destinées à poursuivre le dialogue avec la population jusqu'au scrutin du 27 septembre.

À travers cette campagne, l’alliance entend rappeler qu’une agriculture diversifiée constitue non seulement un pilier de la sécurité alimentaire du pays, mais aussi la meilleure garantie de préserver durablement la liberté de choix des citoyennes et citoyens.

Ont pris la parole à la conférence de presse valdo-fribourgeoise à Payerne :

  • Christophe Longchamp, président de Prométerre ;
  • Adrian Brügger, président d’AGRI Fribourg ;
  • Robin Philipona, directeur ad intérim d’AGRI Fribourg et président des Jeunes Agriculteurs Fribourgeois ;
  • Max Blaser, Maître-boucher ;
  • Isabelle Chassot, conseillère aux État fribourgeoise (Le Centre) et présidente de l’Association suisse des AOP-IGP.

Renseignements :

  • Robin Philipona, directeur ad intérim d’AGRI Fribourg, 079 851 97 91 ;
  • Alexandre Truffer, directeur de la communication de Prométerre, 079 508 87 57.

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Alliance contre l’initiative extrême sur l’alimentation
c/o Union suisse des paysans
Laurstrasse 10
5201 Brugg

Téléphone : 056 462 51 11

E-mail : info@initiative-alimentation-non.ch

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